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Groupement Philatélique
France Scandinavie
Monday
9 December 2019
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P.   L A M B E R T

lambert

Pierrette Lambert étudie à l'école des beaux-arts de Poitiers en 1943. En février 1944, elle assiste à l'arrestation de son père, intervenue quelques jours après celle de son frère. Tous deux résistants, ils meurent en déportation. Elle reprend des études à Paris, à l'École de dessin et d'arts appliqués au commerce et à l'industrie, puis à l'École Estienne1. Elle y découvre la gravure.

Une exposition de ses miniatures à la galerie Ror Volmar la fait remarquer en 1957 par Henry Guitard, directeur de la Banque de France chargé de la fabrication des billets de banque. Seule femme française à avoir conçu des billets de banque, elle dessine pour l’Institut monétaire, entre autres, le 50 francs Racine et le 5 francs Pasteur. Par la suite, on lui doit le 200 francs Montesquieu. Elle illustre également de nombreux billets étrangers (Maroc, Afrique centrale, Comores, en particulier).

Son travail sur les billets lui permet de postuler à la réalisation de timbres-poste. Les deux premiers sont émis en 1962 pour Saint-Pierre-et-Miquelon : ils représentent deux fleurs (Calopogon pulchellus et Cypipredium acaule). Dès l'année suivante, elle dessine deux timbres pour la France métropolitaine : « Château d'Amboise » gravé par Robert Cami et « Saint-Flour » gravé par Claude Durrens.

Pour ses timbres-poste, Pierrette Lambert a reçu plusieurs récompenses dont des grands prix de l'art philatélique pour des timbres de France, de Monaco et de trois pays francophones d'Afrique. Elle a reçu deux fois le prix du Philatelic Music Circle pour le plus beau timbre musical de l'année avec trois timbres monégasques : en 1987 pour le timbre-poste Jean-Sébastien Bach et Haendel, et en 1988 pour les timbres « Bicentenaire de la création de Don Giovanni » de Mozart et « 150e anniversaire de la Grande Messe des morts » de Berlioz.

Son dernier timbre-poste est émis en France en 1997, soit en tout environ 1 300 timbres. Elle prend sa retraite car elle est en désaccord sur la façon dont les mentions de pays, de valeurs, etc., sont mises en page autour de ses créations ou de ses miniatures d'œuvres d'art. Elle se consacre depuis à la peinture.

Elle participe au concours de la conception des billets en euros, mais ce sont les projets de Robert Kalina qui sont retenus.

Fin 2014, ses œuvres fiduciaires, philatéliques et personnelles font l'objet d'une exposition organisée par la Banque de France et la future Cité de l'économie et de la monnaie à Paris.

Elle est exposée à la galerie Olympe de Gouges, à Paris.

 
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