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Groupement Philatélique
France Scandinavie
Friday
26 April 2019
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J.   C O M B E T

Jacques Combet, né le 13 novembre 1920 à Nîmes, Gard, décédé le 14 juillet 1993, est un graveur français.

Il se retrouve à Paris quand ses parents, Georges Combet et Marie-Louise Rousset, s'installent dans la capitale. Jacques Combet y poursuit ses études, notamment aux Beaux-Arts mais aussi dans l'atelier de gravure en taille-douce de l'école Estienne, spécialisée dans les métiers du livre, école de la ville de Paris qui forme ses élèves aux métiers artistiques du livre. Il réussit le concours et étudie la gravure en taille-douce. Ses professeurs sont MM. Pierre Mercier qui lui enseigne l’art de la “Lettre” et Raoul Serres l’art de la “Vignette”. Tous deux sont biens connus dans les milieux philatéliques. Pendant quatre ans, les cours de dessin (dessin d’art, dessin décoratif, dessin calligraphique), le maniement du burin, les cours d'histoire de l'art et aux cours généraux. Comme le veut la tradition de l’école, il passe en revue, semaine après semaine, les autres métiers ayant un rapport avec “Le Livre” et l’art : gravure en relief, dorure, reliure, dessin et gravure lithographique, typographie, linotypie, photographie, photogravure, impression... Sous les observations et les conseils de ses maîtres d’atelier, il apprend son métier de jour en jour.

Il poursuit ensuite son apprentissage chez Maître Vavasseur, graveur cartographe, rue Mazarine dans le 6e arrondissement de Paris. Il grave alors de nombreuses cartes des fonds marins pour le Ministère de la Marine. Passent les années de guerre (1939-1945), Jacques Combet reprend l'activité de son Maître Monsieur Vavasseur. Il se met alors au service de l'art et plus particulièrement de la gravure et de la création de timbres postaux.

En 1950, M. Albert Decaris lui propose de graver l’entourage de son timbre sur la poste aéronautique, un cartouche aux arabesques harmonieuses et aux détails compliqués.

M. Decaris fut satisfait et demanda à ce que Jacques Combet signe avec lui le poinçon. Il déclare alors : “C’est un graveur remarquable, connaissant à fond son métier, et il est agréable pour nous, qui sommes déjà avancés dans la carrière, de voir qu’un jeune continue cette tradition de science et de conscience qui a toujours caractérisé l’école de gravure française.”

M. Serre lui confie en 1951, en accord avec les services philatéliques de la poste, la gravure de sa maquette sur la vignette “2 francs” de la série Année Sainte de Monaco. Il faut attendre 1958 pour voir son premier timbre réalisé seul, dessin et gravure, pour le “35 francs” Berthollet et la série des villes sinistrées : Maubeuge, Sète, Saint-Dié, Le Havre. Ces quatre timbres qui représentent des villes reconstruites sont dessinés dans un esprit résolument moderne s’appuyant sur les lignes droites et graphiques de l’architecture de cette époque. Les couleurs employées, vives, mettent en valeur ces lignes. Le style, sa hardiesse dans le trait et la couleur séduisent le public et les philatélistes.

Le maire de Maubeuge déclare, après avoir vu la maquette qui célébrait la reconstruction de sa ville : ”Vous avez bien compris ce qu’était Maubeuge, le respect de la Vieille Porte, les constructions nouvelles, la grande tour-église, quelques fleurs et un fond de cheminées... que l’on distingue quand même. Je me réjouis que, pour vos débuts, vous fassiez la série des villes sinistrées. Votre nom s’inscrira ainsi pour l’avenir et ce sera Maubeuge un peu votre piédestal.”

Vient ensuite Le poinçon sur M. Bertholet puis il s’ensuit alors plus de 1 300 timbres qu’il dessine et grave, ou grave seulement, sur des thèmes d’autres artistes.

Il déclarera plus tard au journal Le Monde des Philatélistes: “Ah oui, Berthollet dans la série des savants... il n’était pas si joli, je dois le reconnaître, quand je vois ce que je fais maintenant... Techniquement parlant, il était affreux, il est affreux...” Il sera sollicité pour dessiner, graver des sujets divers pour les Postes : des portraits de personnages célèbres, des illustrations sur les villes, des paysages, sans compter les animaux dont un lui tient à cœur : "Justement, j’ai fait “mon” chien, mon Briard qui est mort à présent, je l’ai fait pour Monaco". Il déclare aussi, à la question quel timbre souhaiteriez vous faire ? "la nature, dans la nature il y a beaucoup de sujets. Il en est certains qui me plairaient beaucoup."

Il n’hésite pas à mettre son talent de graveur au service d’artistes voulant éditer des livres imprimés en taille-douce : Dali, Léonor Fini, Bellmer, Fujita... Il confiait à un journaliste: "J’ai gravé pas mal de Léonor Fini, quelques Dali... Le plus important, je pense, c’est Fujita. Il y avait vingt-sept planches de gravure à exécuter, et donc, j’ai fait vingt-sept gravures d’après des calques tout à fait élaborés de M. Fujita. Il avait trouvé les premières planches excellentes, alors j’en ai profité pour me donner à fond... avec l’accord de celui-ci, afin d'optimiser les contraintes du burin." Quelques années plus tard, il illustrera un document philatélique sur les Jeux d’Hiver au Japon en s’inspirant de Fujita.

Il déclare à un journaliste : "J’ai travaillé pour Madame Léonor Fini... elle était très attachée au détail. Il fallait que ce soit exactement son dessin. C’est un autre travail, là c’est du burin, mais beaucoup plus fin, beaucoup plus joli. Le travail de Léonor Fini est tellement fin et délicat que c’est extrêmement difficile."

En 2003, la Société Philatélique de Mennecy met en valeur ses œuvres. Cette exposition s’est déroulée au Parc de Villeroy du 24 janvier au 1er février 2004. Annoncée depuis le 28 octobre par une flamme philatélique mise en place par la Poste de Mennecy et dessinée par son fils Alain Combet, on put y voir la collections des timbres qu'il avait gravé ou dessiné et des spécimens de billets de banque qu'il gravait pour la banque de France, pour de nombreux pays du monde comme l’Algérie ou la Tunisie, les Territoires et Départements d’Outre-Mer. Y était aussi exposé de nombreuses gravures personnelles et des aquarelles.

Il est décédé le 14 juillet 1993.

 
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